Détendre des dos stressés ou un diaphragme, stimuler le transit ou améliorer des nuits difficiles sont des objectifs tout à fait louables et font partie du travail thérapeutique, mais ce n’est pas là l’intention profonde du Shiatsu et de tant d’autres médecines naturelles. En se limitant à traiter des symptômes, on reste à la surface du problème et les effets d’un soin ne peuvent en toute logique qu’être limités dans le temps. Comment pourrait-il en être autrement ? En laissant les mêmes causes se perpétuer, on obtient les mêmes conséquences !

 

Derrière le symptôme. 

En approfondissant l’intention thérapeutique, on cherchera à dépasser la manifestation des conséquences pour en comprendre le message et s’intéresser à la cause. Le stress a une origine, dans la manière d’envisager l’existence ou dans les conditions de vie que nous pensons devoir être les nôtres. Si notre diaphragme fonctionne mal, c’est peut-être que nous n’avons jamais appris ce que c’est que de se tenir droit dans la vie, en respectant pleinement ce que nous sommes, qu’il n’est pas nécessaire de maintenir la pression en nous, ou que les émotions sont plus estimables que nous ne le pensons. Et d’ailleurs, avons-nous jamais fait l’expérience d’un corps, d’un esprit vraiment détendus ? Et se pourrait-il que cela ait un lien avec nos problèmes de transit ? Si nous éprouvons des difficultés à digérer, à absorber ou à évacuer les aliments, ne devrions-nous pas nous questionner sur ce qui est réellement bon pour nous ? Et sans le savoir, ne sommes-nous pas jour après jour à la fois prisonniers et dépendants de ces mêmes scénarios douloureux que nous pensons devoir être les nôtres ?  L’armoire à pharmacie est pleine de solutions tentantes, mais ne nous y trompons pas, ce qui risque de se régler ce n’est pas le problème mais la conscience superficielle que nous en avons ! Un symptôme est un signal, celui qu’il est temps de porter son attention dans la direction indiquée.

Générer l’étincelle du changement.

En allant encore un cran plus loin, l’intention thérapeutique dépassera le travail sur la cause pour faire prendre conscience au patient qu’il est nécessaire de se tourner vers lui-même pour donner du sens à ce qui lui arrive, et ainsi espérer un réel changement bénéfique de la situation problématique dans laquelle il se trouve. Il réalisera alors qu’il est au centre même de son processus de guérison, et que le thérapeute auquel il s’adresse est là pour l’aider à décoder les signaux du corps, suggérer des changements de structure, transmettre les informations et les outils pour lui permettre de passer de la dépendance à l’autonomie, du traitement à la prévention.

Rien de magique à tout cela : la nature est intelligente, bien plus qu’un cerveau humain, et notre corps est biologiquement programmé pour la santé et l’harmonie… pour peu qu’on le laisse agir en toute liberté, ce qui n’est décidément pas le fort de nos sociétés modernes. Faire en sorte que l’être humain vive en harmonie en lui-même et avec son environnement est sans aucun doute le réel grand défi du futur. C’est aussi la définition la plus profonde qui soit de ce qu’est véritablement la santé.

Bien sûr, dans certaines situations, la guérison ne se produira pas de la manière dont on pourrait la rêver. Chaque action a des conséquences, à chaque pas nous prenons une voie qui  écarte tous les autres possibles, et il est illusoire d’imaginer pouvoir rebrousser chemin pour effacer un évènement de notre vie que nous regrettons. Il sera parfois nécessaire d’accepter que les évènements du passé imposent des limites définitives à notre situation présente, mais ne nous y trompons pas, c’est toujours en acceptant pleinement notre présent que nous nous offrons les clés de la guérison. En nous libérant du passé, nous permettons au futur d’exprimer l’ensemble de nos possibilités.

Du bien-être au mieux-vivre.

Lorsqu’une voiture fonctionne mal, nous pouvons nous contenter de repeindre la carrosserie ou de donner un méchant coup de pied dans un pneu, mais en définitive il n’y a pas d’autre solution que de se résoudre à ouvrir le capot si l’on veut aller de l’avant. De la même manière, c’est en comprenant que pour cultiver la santé, la joie et la sagesse, il est nécessaire de se tourner vers soi que l’on s’engage réellement et définitivement sur le chemin de la guérison. 

Le corps est un temple pour l’esprit. En apprenant à entrer en résonance avec la vie qui nous traverse, à donner une réponse pertinente aux signaux de notre corps (pensées, émotions, sensations), dans une conscience profonde de ce qui est bon et juste pour nous, nous passons définitivement d’un bien-être temporaire à un mieux-vivre durable. C’est ainsi que nous faisons de grands pas dans notre existence, et quel plus bel objectif que celui-là en définitive, pour un thérapeute comme pour un patient ?

L’intention des ateliers est au coeur de ce processus de santé et de croissance : par le travail de la conscience corporelle, de la méditation, du chi-kung, de l’auto-massage,… nous prenons conscience des forces qui nous habitent. Nous entrons en résonance et apprenons à travailler avec elles pour développer notre plein potentiel, dans la joie, la santé et la sagesse !

 

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