Une des questions les plus importantes qu’un être humain puisse se poser est certainement : « qui suis-je ? ». Si certains ne se la poseront jamais et se tiendront même soigneusement à l’écart de tout risque de voir émerger la moindre nuance d’un questionnement sur les fondements de l’existence, d’autres souffriront une vie entière de n’y trouver qu’une soif inextinguible, le doute, l’angoisse ou le désespoir.

Dans sa citation, Joseph Campbell (1904-1987), mythologiste américain passionné par l’expérience humaine, nous rappelle qu’entre ces deux extrêmes qui habitent le coeur de tant d’hommes et de femmes existe une réponse simple : pour découvrir ce que l’on est, il faut être ce que l’on est !

Derrière cette phrase qui peut à première vue sembler creuse comme la dernière des noix de coco s’exprime le processus de maturation au coeur de toutes les sagesses (relire par exemple ces mots de Spinoza, Gampopa ou encore Platon). Si ce chemin est simple, c’est qu’il n’est pas basé sur une accumulation, mais sur un patient dépouillement de soi, couche après couche, de ce que l’on pense devoir être, des contraintes de l’avoir et du paraître, jusqu’à atteindre la personne que nous sommes vraiment derrière les paravents.

C’est donc cela le privilège de toute une vie : un lent travail d’épure duquel découle le bonheur immense de reconnaitre et d’exprimer sa nature véritable !

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