Je tombe sur cette image aujourd’hui, en cherchant le mot « économie » : une main, d’une pièce dorée, nourrit la pousse d’une plante fragile. 

Étonnante cette idée de lier argent et engrais, économie de croissance et nature. C’est évidemment très porteur, mais on ne trouve rien de tel quand on prend le temps d’observer le vivant. Au contraire, rien ne croît indéfiniment dans la nature, et il ne fait aucun doute qu’un monde viable passe par la compréhension que chaque chose, un arbre, un projet, un coeur ou des poumons, fonctionne dans un écosystème fait de cycles et d’échanges.

L’économie n’échappe pas aux lois naturelles, et penser qu’elle pourrait produire quelque chose de véritablement bon en se passant d’être économe et circulatoire est la source des grands déséquilibres d’aujourd’hui. Cela est vrai d’ailleurs qu’il s’agisse de santé économique comme de santé physique ou mentale (relire épouser l’énergie de l’hiver). Le vivant se nourrit du vivant, et l’argent, chose morte, n’est capable en terme de croissance que de faire pousser les fruits de l’avidité et de l’égoïsme. Autrement dit, les fruits de la maladie, de l’individu ou du monde dans lequel il évolue.

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