6 axes de prévention… et d’évolution # 3/3

6 axes de prévention… et d’évolution # 3/3

Mar 28, 2020 | Carnets, En pratique !

Dans la troisième et dernière partie de cet article consacré au trésor des 6 critères de prévention de la Médecine Chinoise, nous allons détailler, mais surtout nous mettre au service de la pratique ! Car s’il est important de comprendre, ce n’est certainement pas ici l’essentiel. Pour accompagner au mieux la vie qui nous traverse, il est bien plus important d’apprendre à naviguer que d’étudier la composition de l’océan, les infinies déclinaisons des vents ou le sens caché des nuages.

Le vrai savoir réside dans la connaissance de soi. Il découle de l’expérience directe, intime et personnelle, digérée et filtrée à la hauteur de notre capacité de cohérence. Il ne peut fleurir que sur le terreau d’une pratique quotidienne cherchant à s’infuser dans chaque aspect de notre vie. Il ne se valide qu’à travers le prisme de la sagesse du Coeur et ce questionnement : ma manière de vivre apporte-t-elle les résultats espérés ? 

Nous allons voir à quel point ces 6 axes de travail sont traversés de part en part par cette recherche, et se relient les uns aux autres pour embrasser l’ensemble de notre réalité d’être humain. Ils peuvent se résumer en un seul point : comment faire de son corps (la Terre) un temple pour l’esprit (le Ciel) ? La réponse : Suivez le souffle, et passez donc de la pensée au ressenti !

C’est ainsi qu’au printemps 2020, un virus nous pousse à porter des masques, mais aussi à mettre en pratique nos plus grandes aspirations au changement !

Vous êtes pressé ? Découvrez directement les fiches pratiques ! 

Les 6 critères de prévention

de la Médecine Chinoise

 1 – L’adapation aux lois naturelles

On retrouve dans cette première recommandation tous les points exposés en préambule : la compréhension de notre caractère naturel et l’importance de respecter tous les écosystèmes dont dépendent notre santé et notre viabilité. Notre écosystème intérieur ainsi que l’écosystème plus large dans lequel nous existons. Cette compréhension découlera directement du deuxième point qui met en avant l’importance du développement de l’esprit pour saisir les enjeux et les mettre en application. 

Nous pouvons penser à l’influence de nombreux cycles sur notre quotidien : journalier, saisonnier, lunaire… Comprendre l’importance du sommeil et de l’hiver est par exemple un point d’attention de choix. Nous sommes clairement dans une civilisation de l’excès, de l’accélération, de l’hyper… qui méprise le silence, la nuit, l’hiver, la simplicité, et craint par dessus tout le manque. Beaucoup en ce moment redécouvrent le plaisir du calme et du temps, et peut-être le plaisir de la modération. C’est sans aucun doute un point positif à mettre à l’actif des effets de notre Covid19.

Ralentissez, dormez, reposez-vous, c’est naturel et c’est ce qui nous manque le plus ! Sortez pour côtoyer un maximum la Nature. Profitez d’une ballade en forêt ou d’un siège au jardin pour l’observer, la comprendre, s’émerveiller de la manière dont elle vit en nous. Et, petite parenthèse, les humains en quarantaine, c’est le pied pour la Nature et les animaux.. Moins de bruit, de pollution, de destruction ! 

2 – L’attention aux activités de l’esprit

Il s’agit certainement du point le plus important, et celui qui fait le plus défaut quand on parle de santé et de prévention aujourd’hui. L’importance des liens entre corps et esprit est le grand abandonné de la santé à l’occidentale, qui cultive encore l’habitude dommageable de considérer l’être humain comme un ensemble divisible de fonctions isolées de leur environnement. Un débat n’a jamais existé dans la Médecine Chinoise, qui établit des liens très clairs entre psychisme et organes, individu et environnement, et considère notamment les déséquilibres émotionnels comme une des causes internes majeures de maladie.

Par « attention aux activités de l’esprit », on entend 2 choses. 

La première, c’est de cultiver une qualité de présence vis-à-vis de ce qui nous traverse : situation, lieux, personnes, pensées, émotions… Observer ce que fabrique son esprit et dialoguer avec ses émotions, démasquer les ruminations, les sempiternelles ritournelles qui drainent notre énergie, les émotions qui stagnent en nous…

Joie, colère, peur, tristesse… les émotions font partie de l’expérience de la vie et nous sont très utiles. En attirant notre attention sur un problème du présent, elles nous permettent de réagir et de communiquer avec notre entourage. Cependant, si elles sont de bonnes servantes, ce sont de très mauvaises maîtresses, et de nombreux problèmes de santé peuvent apparaître lorsqu’elles décident de s’installer en nous à plus long terme (un évènement traumatique que nous avons enfoui en nous, un deuil qui n’en finit pas de nous nouer la gorge…) , guidant notre vie dans des dynamiques douloureuses ou déformant notre perception de la vie. 

Quant à notre mental, il faut bien comprendre que si c’est un formidable outil, il a une fâcheuse tendance à s’imposer à tous les étages. Le mental n’aime pas le présent, pas plus que l’évaporation du passé ou l’incertitude de l’avenir. Son boulot, c’est d’analyser, de séparer, de trier, de classer, de rebrasser les vieux scénarios, de projeter les fils d’un futur par nature insaisissable, le tout en gros en vue d’assurer notre survie. Ce n’est bien sur pas sans utilité, mais l’ignorance de ses mécanismes, couplée à son hyperstimulation, dans notre façon d’apprendre, de communiquer et de consommer, est à l’origine d’une dictature de l’être loin d’être vertueuse. En vérité, notre plus grand ennemi, c’est souvent nous-même, et plus particulièrement le positionnement en court-circuit de ce mental des véritables besoins du corps, du coeur, et de la vie en général.

Quant au deuxième volet de « l’attention aux activités de l’esprit », il nous invitera en toute logique à nous tenir un maximum à l’écart de ce qui nous est nuisible : lieux, personnes, activités… Si il est nécessaire de rester un minimum informé, on fera par exemple attention à ne pas se laisser envahir par l’avalanche d’articles, de témoignages, de théories diverses et contradictoires qui attisent le feu de la confusion, de l’anxiété, de la peur, et plus globalement saturent et embrouillent notre esprit.

Ces deux volets sont évidemment intimement liés. Plus on s’observe, plus on se connait, et plus on sait ce qui est bon pour soi ! 

L’outil de choix pour nourrir ce levier de santé plus que fondamental sera bien sur la méditation, sous toutes ses formes. Observer son paysage intérieur pour entrer en amitié avec ses émotions et apprivoiser son mental… la médiation est ni plus ni moins que la reine des médecines ! 

 

Pratiquer : la méditation pour observer ce qui nous traverse !

Une pratique simple : asseyez-vous 5 minutes (ou plus) au calme (utilisez une minuterie si nécessaire), relâchez votre corps et ramenez doucement votre esprit dans l’observation des sensations du corps, et particulièrement du va-et-vient du souffle. Comme le mental n’aime pas trop le présent, la respiration offre une ancre qui nous maintient en lien avec la vie, ici et maintenant ! Dès que vous sentez que votre esprit s’est égaré, souriez-lui comme à un enfant qui apprend, et ramenez-le à l’ancre du présent. Vous pouvez aussi compter vos respirations pour vous aider à développer votre capacité de présence : « un, j’inspire… deux, j’expire… », ainsi de suite jusque 10, avant de recommencer. Dès que vous perdrez le fil, reprenez à un.

Il n’y a rien à « réussir » dans la méditation, juste à être là et s’entraîner à l’être le plus possible. Tout ce qui se passe pendant votre session est juste, une avancée dans la connaissance de soi et la source d’un enseignement.

Si vous le souhaitez, terminez votre session par ce deuxième volet de la médiation qu’est l’investigation. Quand votre esprit a gagné en clarté, c’est le bon moment pour vous poser une question, observer un problème ou une tension dans votre corps. La méditation est un formidable outil pour trouver le calme, trouver des solutions et relâcher ses tensions !

Il existe quantité de livres et de ressources disponibles en ligne aujourd’hui sur la méditation. Si quelques lectures ou conseils peuvent être très stimulants, ne vous égarez cependant pas trop dans la complexité… la méditation est une activité très simple qui ne demande pas de décorum particulier ou de postures compliquées. Arriver à calmer son esprit, à rester concentré un peu plus que d’ordinaire est déjà un très grand pas, qui devrait vous tenir occupé de nombreuses sessions ! Et croyez-moi, passé les premières difficultés, on ne s’ennuie jamais quand on médite, et la plus grande difficulté, c’est simplement de s’y mettre !

La prière et le pouvoir de l’intention…

N’hésitez pas non plus à utiliser le pouvoir de la prière, ou plus largement celui de l’intention. Peu importe que vous soyez croyant ou pas, laissez simplement monter en vous les valeurs auxquelles vous aspirez profondément (bienveillance, santé, lumière, guérison, sagesse…) et souhaitez-leur de s’épanouir, pour vous et pour tous les êtres. Ces pratiques simples, gratuites, qui demandent peu tout en donnant beaucoup, ont toujours fait partie de notre relation au « plus grand » (chamanisme…) et des outils de guérison traditionnels. Si ces ressources sont aujourd’hui souvent reléguées au rang de superstitions à l’efficacité anecdotique, c’est tout simplement parce que nous avons troquer la sagesse et l’humilité pour la technologie et l’arrogance.

Ne vous privez surtout pas de les remettre à l’ordre du jour, il est grand temps pour l’humanité de « renouer avec le Ciel » et de comprendre que le spirituel ne s’oppose pas à la matière ou à la raison, mais qu’il les embrasse dans quelque chose de plus grand et leur donne une direction. 

3 – La pratique des exercices physiques

Personne ne démentira l’importance de faire régulièrement bouger son corps. Les exercices physiques oxygènent l’organisme, éliminent les déchets, assouplissent le corps, les muscles et les tendons, calment le coeur… et occupent l’esprit ! Ils ont un impact bénéfique sur l’ensemble du métabolisme. 

Mais attention ! La pratique physique dont parle la sagesse chinoise n’a rien à voir avec ce que l’on voit habituellement sur les écrans ou dans de nombreuses salles de sport, où la recherche est plutôt à la performance, au spectaculaire, à la compétition, à la promotion de soi. Comment imaginer stimuler notre vitalité en laissant nos jambes pédaler sur des vélos électriques, la tête est occupée ailleurs, devant une série télévisée (véridique !), sur les réseaux sociaux, ou à se réjouir des mesures de performance qui défilent en direct via les applications de « quantify yourself ! ». Corps et esprit séparés, mental laissé libre à son activité favorite, la distraction, ces pratiques libèrent des satisfactions temporaires mais épuisent le corps à petit feu. 

 

Pratiquer : do-in, Qi gong, Makko-ho, massage du ventre, acupression, moxibustion… !

La pratique des exercices physiques dans l’esprit qui est le nôtre ici visera toujours à réunir le corps, l’esprit et le souffle, les 3 trésors de la Médecine chinoise dont la conjonction permet à l’être humain d’évoluer sur tous les plans, joie santé et conscience ! On se tournera donc de préférence vers le do-in, le Qi Gong, le Yoga… parmi tant d’autres, dont évidemment certaines sont nées en Occident. Peu importe, du moment que votre esprit accompagne chacun de vos gestes au rythme du souffle, et que vous évitez tout excès, faisant « travailler le corps sans voir l’air fatigué » (on transpira donc assez peu). 
La connaissance de quelques points d’acupuncture sera également d’une grande aide à la fois en prévention et en curatif, pour renforcer le système immunitaire et accompagner le processus d’auto-guérison du corps.

Vous trouverez par exemple sur les documents qui suivent le 4ème point du Gros Intestin ainsi que le 36ème point de l’Estomac. Tous deux font indéniablement partie des 10 points d’action majeurs sur notre immunité et notre équilibre en général. Ces points pourront être massés régulièrement ou stimulé en moxibustion (technique pour chauffer les points d’acupuncture avec des bâtons d’armoise). Ne vous posez pas trop de question sur la technique, écoutez et faites-vous confiance !

Je vous propose ici quelques documents maison en libre usage qui vous permettrons de mettre en pratique ce troisième critère de prévention très important et facile à intégrer au quotidien ! 5 minutes par jour, à peine plus qu’une douche ou qu’un brossage de dents ! Un peu de do-in (automassage) ou une séquence équilibrée de Qi Gong comme les 8 pièces de Brocart, quelques points d’acupuncture bien choisis, une attention pour le ventre, ce grand carrefour énergétique, immunitaire et émotionnel… c’est un grand pas pour prendre en main votre santé et tenir les virus à l’extérieur ! Bonne pratique !

4 – La diététique

A l’heure où nous nous lavons les mains 10 fois par jour, portons des masques et mobilisons d’immenses ressources scientifiques et financières pour faire face au Coronavirus, l’alimentation est une fois de plus le grand absent de nos politiques de soin. J’ai toujours trouvé hallucinante la manière dont sont nourris les malades dans les hôpitaux : pain industriel sous plastique à la confiture, charcuteries et laitages de très piètre qualité, légumes sans âme ni vitalité, café dans des gobelets en plastique… Il n’y a pas si longtemps que cela, c’étaient encore les familles qui s’occupaient d’alimenter les malades, et je ne peux qu’imaginer que la plupart y accordaient le plus grand soin. Et que dire aussi de nos supermarchés dont les rayons regorgent de produits en promotion qui n’ont absolument rien à voir avec nos besoins vitaux et sont au contraire complètement étrangers à tout bon sens en matière de santé ! Evidemment, il faut savoir se faire plaisir et se permettre des écarts, mais on conviendra qu’on est déjà bien au-delà de toute norme. 

Pourquoi persistons-nous à promouvoir la disponibilité et la promotion d’une alimentation toxique ? Du diabète à l’hypertension, de la fatigue chronique au cancer, l’alimentation est impliquée dans toutes les pathologies de civilisation. Au sortir de cette crise qui nous met dans l’urgence et demande à nos dirigeants de prendre des positions importantes, sera-t-il encore possible de promouvoir une politique de santé qui reste indifférente à la manière dont nous nous nourrissons ? Nous aurons certainement un nouveau vaccin, mais quel sens cela a-t-il si nous continuons à nous empoisonner jour après jour ?

Hippocrate (considéré comme le père de la médecine) considérait l’alimentation comme la base essentielle de la santé, de même que la Médecine Chinoise, qui y voit non seulement un moyen de donner à notre corps ce dont il a besoin, mais aussi un moyen de le guérir. On résumera ce point sur l’alimentation en disant qu’il nous faut « manger avec les besoins du corps, plutôt qu’avec ceux de l’esprit ». Cela implique énormément de choses que l’on mettra en lien avec les 5 autres critères de prévention, notamment l’importance de ressentir les besoins de son corps et de questionner le rapport archaïque émotionnel que nous entretenons avec la nourriture (et qui explique la facilité avec laquelle nous pouvons être manipulés dans nos choix alimentaires), 

 

Pratiquer : manger avec les besoins du corps, pas ceux de la tête ! Eau, jeûne et émotions…

On adaptera son alimentation en tenant compte des saisons et des besoins individuels, en privilégiant des aliments locaux, frais et cuisinés correctement (pas de cuissons agressives ou trop grasses). On prendra le temps de manger au calme (le stress verrouille complètement la digestion) et surtout de mâcher ! La digestion demandant une grande quantité d’énergie, 30% de nos ressources totales, on évitera les repas trop riches en soirée, pour laisser à la nuit se consacrer pleinement à son travail de rééquilibrage du corps-esprit. 

Pour prendre soin de son immunité, on prêtera particulièrement attention à son Foie, en se tenant à l’écart des graisses, sucres, alcool… De nombreuses cures existent pour l’assister dans ses fonctions, et le printemps est un moment de choix pour le faire !  

L’eau est également d’une importance capitale. Faut-il rappeler que nous sommes en grande partie constitué d’eau, de même que notre planète ? On boira régulièrement en marge des autres boissons de l’eau pure (non « informée » par une plante ou autre qui en change le rôle) de bonne qualité, jamais froide, parfois un peu tiède. 

Le jeune est aussi une pratique très puissante pour aider son corps à se nettoyer. Il nous permet de questionner notre rapport à la nourriture, et contient une dimension spirituelle non négligeable, bien connue de nombreuses traditions. Une personne relativement en bonne santé peut sans danger s’abstenir de se nourrir pendant 16h, une journée entière, et même jusqu’à trois jours (on boira régulièrement). Ne cherchez pas des pratiques complexes, prendre simplement l’habitude de mettre son système digestif de temps en temps dans un monde d’opulence et d’excès, est une man!ère très riche de stimuler son équilibre.  

Enfin, on n’oubliera jamais qu’on se nourrit, digère, filtre et évacue autant les aliments que les expériences, les pensées ou les émotions. En Médecine Chinoise, chacun des organes de la digestion joue un rôle sur les deux plans : nutritionnel et informationnel, matière et esprit !. Prêtez attention aux gorges serrées, aux estomacs pesants ou acides, aux constipations chroniques, aux ventres noués… Si on n’oubliera jamais le bon sens et de s’adresser à un médecin compétent en cas de trouble important, on n’oubliera pas non plus que tout ce que nous vivons existe dans une trame où rien n’est séparé, et donc où un symptôme exprime à la fois un besoin du corps et de l’esprit.

Pour entamer un travail plus profond sur ce plan, je vous invite à vous tourner vers un naturopathe par exemple, dont je vous rappelle le sens étymologique : Nature (naturo-) et Chemin (-pathe). 

5 – Tempérance dans la sexualité

Le fait que la médecine chinoise mette en avant la sexualité en tant que principe de prévention montre à quel point cette fonction est importante.

Ce sont les Reins qui en énergétique abritent l’impulsion fondamentale de la vie lié à cet acte qui allie plaisir et instinct de reproduction, comme l’image de notre pépin de pomme ! Les Reins abritant notre chaudron énergétique dont dépend l’ensemble de notre vitalité, on cherchera toujours à les renforcer (voir pratiques de Qi Gong et autres), mais aussi à ne pas les épuiser par le surmenage ou une activité sexuelle trop importante. Si une vie sexuelle est indispensable à notre équilibre physiologique et psychologique, l’éjaculation pour les hommes, les grossesses pour les femmes, puisent directement dans la batterie des Reins l’énergie raffinée et puissante nécessaire à la reproduction de la vie. On suivra en ce sens le conseil d’un grand maître de Shiatsu et Seiki, Akinobu Kishi, qui tranchait la question d’un « sex, but not too much ! »

6 – Attention aux facteurs pathogènes

Ce dernier facteur est le seul réellement mis en avant aujourd’hui dans nos politiques de santé. Je vous invite bien sur à vous tourner directement vers les recommandations officielles et le bon sens, tout en les complétant par quelques points d’attention dignes d’intérêt.

L’attention aux facteurs pathogènes implique à la fois connaissance de soi et connaissance de la Nature. Une fois de plus, les 6 critères de prévention interagissent fortement entre eux ! Si tous nous pouvons cultiver notre « équilibre » personnel, aucun de nous n’est « parfait ». La perfection est quelque chose de statique, une idée par essence étrangère à la vie dont la principale caractéristique est le mouvement, comme nous l’avons vu plus haut. Nous naissons tous avec certaines faiblesses, liées à notre patrimoine génétique, et grandissons en en développant d’autres, liées à notre mode de vie. Certains ont une peau fragile, d’autres un asthme chronique ou un Foie devenu capricieux… Une autre grande caractéristique de la Médecine Chinoise est de considérer chaque individu, et donc chaque maladie et chaque traitement, comme unique. Tout le talent du médecin consiste alors à savoir saisir chez son patient le levier d’équilibre propre à ses caractéristiques individuelles, ce qu’il est, comment, où et avec qui il vit. Si l’aigu (la « branche ») peut être abordée avec des traitements standardisés, il faudra pour aborder le fond (la « racine ») écouter, questionner, toucher, ressentir… saisir l’individu sur son câble de vie. Et on comprendra ici plus encore l’importance d’impliquer un malade dans son processus de soin, et, si l’on veut éviter que les mêmes causes produisent les mêmes conséquences, trouver comment stimuler en lui « l’étincelle du changement ». Identifier ses faiblesses individuelles et en tenir compte est un premier point, lié à la connaissance de soi. 

Ensuite, notre corps trouvera dans la connaissance de la Nature de précieux alliés. On pense bien sur aux plantes et à leur immense pouvoir préventif et curatif (dans le chronique et dans l’aigu, comme pour un virus par exemple) avec lequel il serait judicieux de renouer. 

Bien sur, leurs effets plus discrets peuvent faire pale figure face aux solutions médicamenteuses offrant rapidité, puissance, tout en ne demandant quasiment aucun effort personnel. Mais ce ne sont que des apparences, car si les solutions naturelles en général s’accompagnent souvent d’un rythme plus doux et lent, elles sont aussi capables d’installer des résultats plus durables et plus profonds à moindre coût, sans dépendance ni effets secondaires, évitant aussi le dangereux baillonage chimique de symptômes accentuant l’illusion que nous pouvons faire le choix de rester de passifs spectateurs face aux doléances de notre propre corps. La technologie et la science nous ont offert de magnifiques solutions, particulièrement dans le traitement de l’urgent et de la douleur, mais il est plus que souhaitable que nous remettions à l’avant-plan les ressources de santé naturelles et responsabilisantes qui sont à notre disposition. Nul doute que nous trouvions aussi par là un moyen de réguler les immenses dépenses nécessitées par une vision de la santé dépendante de la technologie et du curatif, mais aussi freinée dans son évolution par son idéologie et ses enjeux économiques

Pour conclure…

Nous avons vu dans cet article plusieurs points fondamentaux souvent absents de notre conception de la santé et de la prévention : notre lien profond avec la Nature, la volonté facrouche de la vie de s’épanouir, les freins qui nous empêchent de tirer pleinement parti de notre corps-médecin, mais aussi de nombreux moyens d’action pour nous prendre en charge avant de tomber malades, ou pour aider notre corps à gagner son combat lorsqu’une maladie s’est installée en nous, aussi inédite soit-elle. Non contents d’élargir avec autant de simplicité que de bon sens notre palette d’outils concrets, ils nous invitent aussi à questionner notre mode de vie ainsi que notre regard sur ce qu’est la vie et ses besoins fondamentaux. Retissant les liens entre le corps et l’esprit, entre l’individu et son environnement, ils placent en priorité la recherche de cohérence et d’équilibre. Parce qu’ils embrassent et soutiennent l’ensemble de ce qui fait notre expérience de la vie, ils sont considérés d’ordre holistique et spirituel. Ces deux mots qui en place publique bénéficient d’une bien piètre estime sont au coeur de la pensée orientale traditionnelle et des pratiques de santé qui en sont issues. Nul doute qu’à cet égard ils permettent de stimuler la profonde transformation individuelle et collective devenue incontournable aujourd’hui. Ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, ce n’est pas de technologie et de science, mais de sagesse !  

Je terminerai en soulignant le rôle important que nous avons à jouer en tant que praticien en « santé naturelle », en attirant l’attention sur des points qui manquent souvent de visibilité, en suscitant le débat, la réflexion, l’enrichissement mutuel, en travaillant à la transmission de pratiques de santé dans un esprit de complémentarité et d’ouverture. Le souhait de fond de cet article est de se montrer à la hauteur de ces enjeux-là !

Avec mes amitiés et mon support pour un présent commun simple et lumineux !

Un article comme celui-ci représente beaucoup de travail !

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