Enseigner peut être la source d’une grande joie lorsque la transmission se relie à une résonance intérieure profonde. La foi en un chemin et la motivation intense à le partager sont au coeur de cette citation du moine bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh qui nous rappelle que pour changer le monde il faut avant tout se soucier de sa propre lumière.

Notre humanité a grandement perdu de vue le sens premier de ce qu’est transmettre. Nos écoles sont en grande partie des lieux où la pression et la compétitivité produisent au mieux des êtres aux cerveaux bien remplis et socialement performants, mais terriblement peu libres au fond, car ignorants tout de ce qu’est le bonheur et de la manière dont il se cultive. Quant aux enseignants, nombreux sont ceux qui éprouvent la détresse de ne pouvoir honorer la lumière d’une foi qui les guidait peut-être depuis l’enfance. L’un et l’autre, privés en différentes proportions de cette résonance intime à la fois en eux-même et dans leur rencontre, se résignent sans doute à penser que ce monde n’est pas fait pour eux, ou si peu, jusqu’à laisser sourdre tantôt la colère, tantôt la dépression, l’indifférence ou la résignation. C’est une réalité difficile à nier aujourd’hui.  

A pprendre mieux, ce serait d’abord apprendre l’écologie intérieure, à entendre ces signaux qui font vibrer nos corps comme des phares nous invitant sans relâche à répondre au besoin d’être en phase avec soi, le monde et ce qu’on a à y faire. Nul doute qu’alors nous pourrions à juste titre penser « changer le monde », ou plus justement le voir évoluer à la hauteur de cette aspiration. Car au fond le monde change de toute façon, avec ou sans nous, qui ne faisons que refléter le miroir que nous lui tendons. 

Pratiquer et transmettre le Shiatsu.

Ma rencontre avec le Shiatsu a été de cet ordre : une vibration du coeur évidente, comme une soif joyeuse, presque débordante, celle d’avoir trouvé une source ! C’était en 2005, lorsque je me suis inscris à un premier stage avec maître Kawada, au printemps. Je me souviens être monté en haut du village et d’avoir ressenti la joie de contacter cet être essentiel que j’avais sans doute laissé au seuil de l’enfance. L’eau a coulé depuis, il y a eu des ponts et des inondations, du soleil et de la brume épaisse, mais aujourd’hui la foi qui m’anime dans ma pratique et dans la transmission que j’en fait est de plus en plus grande.

Choisir le bon phare, c’est s’assurer que le bateau arrive au bon port !

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