L’art de la sieste

L’art de la sieste

Jan 4, 2019 | En pratique !, Pensée du jour

Salvator Dali (lien wikiétait un artiste excentrique et audacieux qui évoquait régulièrement le monde des rêves dans ses créations. C’était aussi un grand insomniaque qui aimait travailler la nuit et souffrait d’un déficit chronique de sommeil. Ainsi, lorsqu’il découvrit la pratique de la micro-sieste, il ne cessa pas d’en faire l’éloge. Le philosophe Rudolph Steiner (relire « nous sommes là pour faire se rejoindre 2 mondes séparés« ) en était parait-il également un grand adepte, ainsi que Napoléon.

Le sommeil avec une clé.

P our pratiquer le « sommeil avec une clé », asseyez-vous dans un fauteuil osseux, de préférence de style espagnol, la tête renversée appuyée sur le cuir tendu du dossier. Vos deux mains doivent pendre en dehors des bras du fauteuil auxquels les vôtres seront soudés dans un affaissement de totale relaxation.

Dans cette position, vous tiendrez une lourde clé que vous garderez suspendue, serrée délicatement entre les extrémités du pouce et de l’index de votre main gauche. Sous la clé, vous aurez au préalable placé par terre une assiette à l’envers.

Ayant terminé ces préparatifs, vous n’aurez qu’à vous laisser envahir progressivement par le sommeil serein de l’après-midi, comme la goutte spirituelle d’anisette de votre âme montant dans le cube de sucre de votre corps.

Lorsque la clé tombera de vos doigts, le bruit de sa chute sur l’assiette retournée vous réveillera sûrement, et vous pouvez être sûr également que ce moment fugitif, où vous avez à peine perdu conscience, et pendant lequel vous ne pouvez pas être certain d’avoir vraiment dormi, est entièrement suffisant vu que vous n’avez pas besoin d’une seconde de plus pour que votre être physique et psychique tout entier soit reposé.

Salvator Dali

Dali : « Insomnie »

Dali : « Sommeil »

En lien…

Archives

2 Commentaires

  1. Alfred

    J’ai testé cette sieste lorsque j’étais étudiant. Début d’après-midi le coup de barre se présente. J’avais une petite règle en fer, assis sur ma chaise, je tenais ma règle dans une main, le dos arrondi, les deux bras ballants, je me laissais dormir. Dès que la règle tombait, hop c’était fini.

    Réponse
    • Nicolas

      Voici une autre variante de cette courte rencontre entre veille et sommeil, tension et détente, conscient et inconscient… qui fait des miracles ! Il suffit parfois d’aller toucher une frontière pour que les idées se remettent en place ! Merci pour votre partage, Alfred !

      Réponse

Laissez une réponse à Nicolas Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest

Share This