L es Dolmens – tout comme les Menhirs – sont aujourd’hui encore une énigme pour nos sociétés modernes gravement coupées du monde des sensations. Parfois considérés comme des sépultures, je rejoins par le jeu de l’expérience l’opinion qu’ils étaient plus largement des temples, des lieux de rituels et de connexion pour une humanité alors profondément en lien avec les forces naturelles et invisibles. Pour arriver à cette conclusion, je me suis simplement glissé dessous, avec révérence bien sur, un peu de géobiologie, mais surtout en mettant de côté toute préconception mentale, afin de laisser place au puissant monde de l’énergie, du ressenti et de l’intuition !

Si le sens de ces lourdes constructions mégalithiques brassant les millénaires semble nous échapper encore à ce point, c’est probablement que nous en limitons notre approche à un cadre excluant toute perception non scientifique, autrement dit mesurable, objectivable, reproductible, statique, cérébrale… Nous ne voyons le monde qu’à travers un cerveau, et c’est là que se situe en réalité notre plus profonde ignorance. Incapables de ressentir le monde de l’invisible et d’accepter ce qui nous dépasse, nous nous privons d’une authentique spiritualité, et par là même de la possibilité de transcender les tensions grandissantes de notre monde moderne.

Rappelons en passant que la matière, le visible, ne représente que 4% de l’univers. Si les théories quantiques ouvrent à des réponses bien plus larges, le reste de l’univers – 96% – est quasi inconnu du scientifique classique. C’est dire à quel point nous pouvons être arrogants en croyant que ce que nous voyons et mesurons est la réalité !

Les Dolmens

jouaient sans doute un rôle large et variable dans la vie quotidienne des communautés de l’époque. On y venait aux grandes occasions, dont la mort bien sûr, ou lorsqu’il s’agissait de se connecter à plus grand que soi, à l’invisible et aux forces insondables de la Nature. Ils étaient probablement le lieu privilégié du monde des sensations, qui contrairement à celui de la pensée permet de percevoir la nature profonde et unifiée du vivant. Si les Dolmens incarnaient l’énergie féminine yin, les menhirs, ou pierres levées, se rapportaient quant à eux plutôt à l’énergie masculine yang.

Il est enfin probable que l’un comme l’autre étaient placés à des endroits précis, non pas simplement pour borner un territoire comme on l’a parfois dit, mais pour tirer parti de l’énergie tellurique et en renforcer le réseau, un peu comme l’acupuncteur ou le praticien de Shiatsu lorsqu’ils agissent sur un point d’acupuncture afin d’influencer la circulation énergétique dans le corps humain.

Ce qui est sûr,

c’est qu’on se sent rudement bien en dessous ! On y resterait des heures !L’esprit semble peu à peu s’y vider. On ressent une grande connexion avec l’énergie du sol, de la Terre, alors que celle du Ciel semble comme amortie par l’imposant plafond de pierre. On retrouve le contact intime avec le ventre d’une Terre dont on avait presque oublié l’immense pouvoir d’ancrage et de recyclage. Mais il nous faut bien ressortir à un moment où l’autre, et c’est alors que, les pieds bien sur Terre et vidés de l’inutile, nous pouvons nous redresser et retrouver le Ciel avec une attitude un peu plus juste. Car on ne pense trop souvent que Ciel, Ciel, Ciel… alors le contact avec l’énergie tellurique est le véritable socle de tout travail énergétique et spirituel !

 

Le Dolmen, une histoire de cycle, de mort et de renaissance ?
Ce n’est qu’une opinion…
Mais essayez donc si vous croisez la route d’un de ces Vénérables !

Un Menhir… le yang !

Un Dolmen… le yin !

Les beaux paysages du Finistère… Vent,Océan, Nature minérale… et lieu d’expérience !